• De quoi ça parle ? De la vie. De la votre, de la mienne…. de ce que nous sommes devenus, et de ce que nous sommes en train de devenir. Ça fait un peu mal par moments, ça envoie des patates dans la face,  c’est assez dur de tout prendre d’un coup. Et pourtant, c’est presque de notre devoir que d’en prendre conscience. Et c’est pour cela que je la partage avec vous, peut-être en ferez-vous de même…

    Je vous préviens, ça dure 8 minutes mais ça vaut LARGEMENT la peine de la voir jusqu’au bout. Promis, vous ne le regretterez pas !

    (Les sous-titres en français sont disponibles sur la vidéo. Si ils ne s’affichent pas automatiquement, il vous suffit de cliquer sur le petit logo « sous titres » en bas à droite, juste à côté de l’horloge…)

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  • facebook

    copié/collé du blog de la résistance

    Une petite équipe d’ingénieurs en Californie. Un panel d’utilisateurs anonymes à travers le monde. Et, de plus en plus, vous-même.

    À chaque fois que vous ouvrez Facebook, l’un des algorithmes les plus influents, controversés et incompris au monde se met à en œuvre. Il scanne et collecte tout ce qui a été posté dans la semaine passée par chacun de vos amis, chaque personne que vous suivez, chaque groupe auquel vous appartenez et chaque page Facebook que vous aimez. Pour un utilisateur standard, cela correspond à plus de 1.500 posts. Si vous avez plusieurs centaines d’amis, cela peut monter à 10.000. Ensuite, grâce à une formule jalousement gardée et en constante évolution, l’algorithme de Facebook les classe dans ce qu’il croit être l’ordre précis de l’intérêt que vous allez leur porter. La plupart des utilisateurs ne verront que les cent premiers environ.

    Personne en dehors de Facebook ne sait exactement comment il fait cela et personne à l’intérieur de la société ne vous le dira. Et pourtant, les résultats de ce processus de classement automatique structurent la vie sociale et les habitudes de lecture de plus d’un milliard d’utilisateurs chaque jour (soit un cinquième des adultes du monde). Le pouvoir viral de l’algorithme a révolutionné le secteur médiatique en propulsant des startups comme BuzzFeed ou Vox au premier plan, tandis que des journaux centenaires sombrent et meurent. Il a alimenté l’essor incroyable de sociétés à un milliard de dollars comme Zynga et LivingSocial –avant de leur couper les vivres un ou deux ans plus tard en faisant seulement quelques ajustements au code, entraînant la ruine des investisseurs et le licenciement de salariés. Modifier légèrement l’algorithme du fil d’actualité de Facebook peut nous rendre plus ou moins tristes ou heureux, peut nous exposer à des idées nouvelles ou, au contraire, peut nous isoler dans des bulles idéologiques.

    Et pourtant, en dépit de cette puissance, le nouvel algorithme de Facebook est étonnamment inélégant, horriblement changeant et définitivement opaque. Et il reste susceptible de nous proposer des posts que nous trouvons agaçants, énervants ou même juste ennuyeux. Facebook en a conscience. Ces derniers mois, le réseau social a organisé un test auprès de certains utilisateurs, en leur montrant le premier post de leur fil d’actualité à côté d’un autre, moins important, afin qu’ils choisissent celui qu’ils préfèreraient lire. Le résultat? Les classements effectués par l’algorithme correspondent«parfois» aux préférences de l’utilisateur, a reconnu Facebook, en refusant d’en dire plus. Lorsque les résultats ne correspondent pas, la société affirme que cela indique «un point à améliorer».

    «Parfois» n’est pas le genre de taux de succès que l’on attendrait d’un bout de code aussi admiré et redouté. L’influence démesurée de l’algorithme a engendré tout un ensemble de critiques qui le traitent comme s’il possédait un esprit propre (une sorte de forme d’intelligence runique, lâchée dans le monde afin de poursuivre une mission dont les objectifs se situent bien au-delà des limites de l’entendement humain). À une époque où Facebook et les autres géants de la Silicon Valley filtrent chaque jour un peu plus nos choix et guident nos décisions au travers de logiciels d’apprentissage automatique, où des géants de la technologie comme Elon Musk et de grands scientifiques comme Stephen Hawking nous préviennent de la menace existentielle posée par l’intelligence artificielle, le mot algorithme lui-même commence à paraître inquiétant. Dans l’imaginaire populaire, les algorithmes sont des entités puissantes et mystérieuses qui désignent toutes les manières par lesquelles la technologie et la modernité peuvent à la fois assouvir tous nos désirs et menacer les valeurs qui nous sont chères.

    Redoutables modifications

    La réalité de l’algorithme de Facebook est quelque peu moins fantastique, mais non moins fascinante. J’ai eu le rare privilège de pouvoir passer un peu de temps avec l’équipe de Facebook en charge du fil d’actualité dans leurs bureaux de Menlo Park, en Californie, afin de voir de quelle manière se font ces redoutables tweaks(<wbr>modifications) de l’algorithme –comment ils sont décidés, comment ils sont faits et comment l’on juge si cela a fonctionné ou non. Un aperçu de son fonctionnement interne devrait mettre en lumière non seulement les mécanismes du fil d’actualité de Facebook, mais aussi les limitations de l’apprentissage automatique, les pièges de la prise de décision à partir de données et les mesures prises de plus en plus par Facebook pour avoir (et tenir compte) des retours des utilisateurs individuels, notamment d’un panel grandissant de testeurs qui sont en train de devenir pour Facebook une sorte d’équivalent à 60 millions de consommateurs.</wbr>

    <wbr>

    L’algorithme de Facebook, ai-je appris, n’est pas imparfait en raison d’un problème quelconque dans le système. Il est imparfait parce que, à l’inverse de ce qui se passe avec les algorithmes savants et idéaux de nos rêves les plus fous, l’intelligence à la base du logiciel de Facebook est fondamentalement humaine. Ce sont des humains qui décident quelles données doivent entrer, ce que le logiciel peut en faire et ce qui doit en ressortir au final. Si l’algorithme se trompe, la faute en incombe à des humains. Lorsque l’algorithme évolue, c’est parce qu’un groupe d’humains a analysé tout un tas de tableaux, organisé tout un tas de réunions, conduit tout un tas de tests et décidé de l’améliorer. Et s’il s’améliore, c’est parce qu’un autre groupe d’humains, nous, leur signale ses défauts.

    À mon arrivée dans les vastes bureaux, conçus par Frank Gehry, de Facebook, j’ai été accueilli par un grand type élancé de 37 ans, à l’allure juvénile et dont le visage ne cessait d’alterner entre sourire sincère et expression de concentration intense. Tom Alison est le directeur de l’ingénierie pour le fil d’actualité; il est à la tête des humains qui s’occupent de l’algorithme.

    <wbr></wbr>

    <wbr>

    Il me guide à travers un dédale de bureaux et de minicuisines ouvertes vers une petite salle de conférence, où il me promet de démystifier la véritable nature de l’algorithme de Facebook. En chemin, je me rends compte qu’il faut que j’aille aux toilettes et je lui en demande la direction. Une grimace involontaire traverse son visage, puis il s’excuse, sourit et me dit «Je vais vous accompagner». Au début, je me dis que c’est parce qu’il a peur que je me perde. Mais lorsque je ressors, je me rends compte qu’il m’a attendu dehors et qu’il n’est, en fait, sans doute pas autorisé à me laisser seul.

    </wbr></wbr>

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  • bonne epouse 1

    Cuisine Sois Belle et Tais-Toi - ceci est la fidèle traduction d'un AUTHENTIQUE extrait d'un manuel scolaire d'Economie Domestique anglo-saxon, publié en 1960

    FAITES EN SORTE QUE LE DINER SOIT PRET

    Préparez les choses à l'avance, le soir précédent s'il le faut, afin qu'un délicieux repas l'attende à son retour du travail. C'est une façon de lui faire savoir que vous avez pensé à lui et vous souciez de ses besoins. La plupart des hommes ont faim lorsqu'ils rentrent à la maison et la perspective d'un bon repas (particulièrement leur plat favori) fait partie de la nécessaire chaleur d'un accueil.

    SOYEZ PRETE

    Prenez quinze minutes pour vous reposer afin d'être détendue lorsqu'il rentre. Retouchez votre maquillage, mettez un ruban dans vos cheveux et soyez fraîche et avenante. Il a passé la journée en compagnie de gens surchargés de soucis et de travail. Soyez enjouée et un peu plus intéressante que ces derniers. Sa dure journée a besoin d'être égayée et c'est un de vos devoirs de faire en sorte qu'elle le soit.

    RANGEZ LE DESORDRE

    Faîtes un dernier tour des principales pièces de la maison juste avant que votre mari ne rentre. Rassemblez les livres scolaires, les jouets, les papiers, etc. et passez ensuite un coup de chiffon à poussière sur les tables.

    PENDANT LES MOIS LES PLUS FROIDS DE L'ANNEE

    Il vous faudra préparer et allumer un feu dans la cheminée, auprès duquel il puisse se détendre. Votre mari aura le sentiment d'avoir atteint un havre de repos et d'ordre et cela vous rendra également heureuse. En définitive, veiller à son confort vous procurera une immense satisfaction personnelle.

    REDUISEZ TOUS LES BRUITS AU MINIMUM

    Au moment de son arrivée, éliminez tout bruit de machine à laver, séchoir à linge ou aspirateur. Essayez d'encourager les enfants à être calmes. Soyez heureuse de le voir. Accueillez-le avec un chaleureux sourire et montrez de la sincérité dans votre désir de lui plaire.

    ECOUTEZ-LE

    Il se peut que vous ayez une douzaine de choses importantes à lui dire, mais son arrivée à la maison n'est pas le moment opportun. Laissez le parler d'abord, souvenez-vous que ses sujets de conversation sont plus importants que les vôtres. Faites en sorte que la soirée lui appartienne.

    NE VOUS PLAIGNEZ JAMAIS S'IL RENTRE TARD A LA MAISON

    ou sort pour dîner ou pour aller dans d'autres lieux de divertissement sans vous. Au contraire, essayez de faire en sorte que votre foyer soit un havre de paix, d'ordre et de tranquillité où votre mari puisse détendre son corps et son esprit.

    NE L'ACCUEILLEZ PAS AVEC VOS PLAINTES ET VOS PROBLEMES

    Ne vous plaignez pas s'il est en retard à la maison pour le dîner ou même s'il reste dehors toute la nuit. Considérez cela comme mineur comparé à ce qu'il a pu endurer pendant la journée. Installez-le confortablement. Proposez-lui de se détendre dans une chaise confortable ou d'aller s'étendre dans la chambre à coucher. Préparez-lui une boisson fraîche ou chaude. Arrangez l'oreiller et proposez-lui d'enlever ses chaussures. Parlez d'une voix douce, apaisante et plaisante. Ne lui posez pas de questions sur ce qu'il a fait et ne remettez jamais en cause son jugement ou son intégrité. Souvenez-vous qu'il est le maître du foyer et qu'en tant que tel, il exercera toujours sa volonté avec justice et honnêteté.

    bonne epouse 2LORSQU'IL A FINI DE DINER DEBARRASSEZ LA TABLE ET FAITES RAPIDEMENT LA VAISSELLE

    Si votre mari se propose de vous aider, déclinez son offre car il risquerait de se sentir obligé de la répéter par la suite et après une longue journée de labeur, il n'a nul besoin de travail supplémentaire. Encouragez votre mari à se livrer à ses passe-temps favoris et à se consacrer à ses centres d'intérêt et montrez-vous intéressée sans toutefois donner l'impression d'empiéter sur son domaine. Si vous avez des petits passe-temps vous-même, faites en sorte de ne pas l'ennuyer en lui parlant, car les centres d'intérêts des femmes sont souvent assez insignifiants comparés à ceux des hommes.

    A LA FIN DE LA SOIREE

    Rangez la maison afin qu'elle soit prête pour le lendemain matin et pensez à préparer son petit déjeuner à l'avance. Le petit déjeuner de votre mari est essentiel s'il doit faire face au monde extérieur de manière positive. Une fois que vous vous êtes tous les deux retirés dans la chambre à coucher, préparez-vous à vous mettre au lit aussi promptement que possible.

    BIEN QUE L'HYGIENE FEMININE

    soit d'une grande importance, votre mari fatigué ne saurait faire la queue devant la salle de bains, comme il aurait à la faire pour prendre son train. Cependant, assurez-vous d'être à votre meilleur avantage en allant vous coucher. Essayez d'avoir une apparence qui soit avenante sans être aguicheuse. Si vous devez vous appliquer de la crème pour le visage ou mettre des bigoudis, attendez son sommeil, car cela pourrait le choquer de s'endormir sur un tel spectacle.

    EN CE QUI CONCERNE LES RELATIONS INTIMES AVEC VOTRE MARI

    Il est important de vous rappeler vos voeux de mariage et en particulier votre obligation de lui obéir. S'il estime qu'il a besoin de dormir immédiatement, qu'il en soit ainsi. En toute chose, soyez guidée par les désirs de votre mari et ne faites en aucune façon pression sur lui pour provoquer ou stimuler une relation intime.

    SI VOTRE MARI SUGGERE L'ACCOUPLEMENT

    Acceptez alors avec humilité tout en gardant à l'esprit que le plaisir d'un homme est plus important que celui d'une femme, lorsqu'il atteint l'orgasme, un petit gémissement de votre part l'encouragera et sera tout à fait suffisant pour indiquer toute forme de plaisir que vous ayez pu avoir.

    SI VOTRE MARI SUGGERE UNE QUELCONQUE DES PRATIQUES MOINS COURANTES

    montrez-vous obéissante et résignée, mais indiquez votre éventuel manque d'enthousiasme en gardant le silence. Il est probable que votre mari s'endormira alors rapidement; ajustez vos vêtements, rafraîchissez-vous et appliquez votre crème de nuit et vos produits de soin pour les cheveux.

    VOUS POUVEZ ALORS REMONTER LE REVEIL

    afin d'être debout peu de temps avant lui le matin; Cela vous permettra de tenir sa tasse de thé du matin à sa disposition lorsqu'il se réveillera.
     


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  • par Charles Bouessel du Bourg

    euros

    Article de janvier 2015

    La Banque centrale européenne devrait annoncer jeudi une politique "d’assouplissement monétaire" en rachetant massivement des actifs. De quoi s'agit-il ? Explications.

    Racheter des actifs, qu’est ce que ça veut dire ? La Banque centrale européenne (BCE) s'apprête à racheter massivement des dettes d’État européens (ce qui revient à prêter à ces États), avec de l’argent qu’elle va créer ex-nihilo (concrétement, il s’agit d’un simple « jeu » d'écriture dans les comptes des banques). Elle augmente ainsi les réserves du secteur bancaire et elle met de l’argent en circulation dans l’économie. On parle d’une politique « non conventionnelle » car, traditionnellement, la banque centrale fixe les règles du jeu (comme le montant des taux d'intérêt) mais ne créé pas elle-même de la monnaie courante.

    Comment faire ? Imaginons un emprunt d’État Français qui vaut 100€, détenu par une banque (l’emprunt est un engagement de l’État français à rembourser une certaine somme au bout d’une certaine période).

    La BCE va demander à la banque de lui transférer cet emprunt. En échange, la BCE (qui fixe les règles) va autoriser la banque à écrire dans ses comptes qu’elle possède 100 de plus.

    Dans quel but ? L'objectif est d’éviter la déflation, c'est-à-dire la baisse des prix. La spirale déflationniste est dangereuse car elle plombe l’économie : le cycle démarre par un surendettement des acteurs financiers.

    Pour se désendetter, ces acteurs diminuent leurs dépenses, et les banques réduisent l’offre de crédit. La demande diminue, l’offre doit donc s’ajuster : les prix baissent, et les salaires avec. Avec des salaires qui diminuent, les dettes sont de plus en plus difficiles à rembourser. Donc l’endettement augmente encore, ce qui aggrave encore la situation… L’augmention de la masse monétaire est censée soutenir l’offre de crédit et provoquer une inflation (hausse des prix) artificielle : il y aura plus d’argent en circulation pour la même quantité de biens. Mécaniquement, les biens devront coûter plus cher et les prix devront augmenter.

    Pourquoi seulement maintenant ? La FED (banque centrale américaine) ou la banque d’Angleterre ont fait tourner la « planche à billets » dès 2011, contrairement à la BCE qui n’avait, elle, qu’une seule obsession : maîtriser l’inflation.

    Mais la Banque centrale européenne a complètement sous estimé les risques de déflation. De plus, contrairement à la zone dollar, la zone euro regroupe des économies très différentes, voire inégales. Entre l’Allemagne et la Grèce, il y a un gouffre ! La monnaie unique est donc plus difficile à manipuler que le dollar, car il faut prendre en compte un grand nombre de facteurs avant de prendre une décision. De plus, la BCE a pu hésiter, par peur de jouer à l’apprenti sorcier.

    Les critiquesCet « assouplissement monétaire » n’a pas eu d’effet miracle aux États-Unis et en Angleterre. Certains économistes avancent qu’elle n’a pas d’effet sur l’économie réelle, car les banques ne prêtent pas automatiquement l’argent supplémentaire mis sur le marché.

    L’argent créé n’est donc pas injecté dans l’économie réelle. En effet, il est souvent plus rentable de spéculer que de prêter aux acteurs de l’économie réelle. En conséquence, seul le prix des produits soumis à la spéculation augmenterait, comme le pétrole, l’or, etc.

    Et ceux qui détiennent ces actifs (généralement les riches) seraient les seuls à s’enrichir ! En 2012, la banque d’Angleterre a d’ailleurs reconnu que cette politique avait privilégié les 5 % de citoyens les plus riches.

    Copié collé de www.ouest-france.fr


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  • monopoly

    En 1971, une poche de gaz gigantesque avait été découverte, dans le golfe persique, répartie moitié moitié entre le Qatar et l'Iran. Cette poche, les qataris l'ont nommé North Dome, et les perses - ou iraniens - l'ont nommée South Pars (rien à voir avec Eric Cartman).

    Cette poche de gaz représente 20% des réserves naturelles de gaz du monde. Le Qatar a commencé les forages en 1988, pour passer, à partir de 1996, en phase de production et augmenter progressivement sa capacité de production, au fil des années.

    L’Iran, du fait du blocus économique qui le frappait, n'a pu commencer l'exploitation de ce champ que bien plus tard, mais rattrape depuis son retard.

    De l'autre côté, schématiquement, l'Europe est un gigantesque consommateur de gaz qui ne produit pratiquement rien et doit tout acheter sur le marché international. Les trois grandes sources de gaz qui alimentent l'Europe sont l'Algérie, les champs de la mer du nord (exploités par le royaume uni et la Norvège)... et la Russie.

    La Russie ayant réussi à nouer des liens proches avec l'Algérie, l'Europe vit donc dans une situation de dépendance stratégique permanente vis-à-vis d'une coupure toujours possible du gaz russe qui, si elle était également appliquée par l'Algérie, plongerait l'Europe dans une crise énergétique grave.

    La conjonction de ces deux facteurs, d'un côté un Qatar et un Iran producteurs massifs d'un gaz abondant, et de l'autre d'une Europe qui voudrait diversifier ses sources d'approvisionnement énergétiques, tout cela explique le rapprochement entre la France et le Qatar (mais aussi le relâchement du blocus iranien).

    Donc, à partir de 2007, un Qatar ayant des quantités immenses de gaz à fourguer a commencé à draguer l’État français, s'offrant des clubs de foot, des coupes du monde pour devenir populaire et... en substance, monter un projet de gazoduc direct, allant du Qatar, passant par l'Arabie Saoudite, rejoignant la Turquie, puis rentrant en Europe par les Balkans.

    Le seul problème... c'est qu'entre l'Arabie Saoudite et la Turquie, il n'y a que deux pays, le premier étant l'Irak et le second... la Syrie.

    L'Irak étant en guerre et jugé totalement inadéquat pour y construire un gazoduc, les qataris et les saoudiens ont proposé, en 2009, à Bachar El Assad de construire ce gazoduc sur son territoire.

    Bachar El Assad étant allié de la Russie, la Russie lui fit refuser ce transit, puisque ce gaz qatari allait la priver de son arme stratégique contre l'Europe. Assad refusa donc, en conséquence de quoi, en 2011 le Qatar et l'Arabie Saoudite consacrèrent quelques milliards d'euros à la création de milices en Syrie pour entamer un conflit contre Assad, dans l'espoir de le destituer, étant entendu que l’État qui prendrait sa place pourrait être islamiste ou n'importe quoi d'autre, la seule obligation qui lui incomberait, dès sa prise de pouvoir, se résumant à la construction de ce gazoduc.

    Le Qatar et l'Arabie Saoudite financèrent ainsi Al Nosra, branche d'Al Qaïda en Syrie, avec la bénédiction d'Israël qui voyait d'un bon oeil la chute d'El Assad, qui ainsi arrêterait de financer le Hezbollah qui du coup n'aurait plus eu de financement pour continuer de tirer des roquettes sur Israël.

    Et la guerre civile en Syrie éclata, et ... la guerre s'enlisa, pendant des mois, des années...

    En septembre 2013, excédés par le temps que prenait cette petite guerre coloniale, les USA, la France et le Royaume uni se décidèrent à envoyer une flotte de guerre pour appuyer les rebelles syriens et faire chuter Bachar et son régime.

    La Russie, qui ne l'entendait pas de cette oreille, envoya plusieurs navires de guerre s'interposer entre la côte syrienne et la coalition qui allait passer à l'attaque.

    Il faut ici comprendre que la façon de faire la guerre des USA est très monolithique, codifiée... lorsqu'ils passent à l'attaque, ils le font :
    1) avec des missiles tomahawk, qui permettent de détruire les radars à interférométrie et les radars passifs (ceux qui voient les avions furtifs),
    2) ce qui permet ensuite d'envoyer l'aviation furtive détruire les défenses anti aériennes et les PC de commandement,3) ce qui permet ensuite d'envoyer la vague de bombardiers classiques pour inonder les troupes terrestres ennemies de bombes.

    Donc, toute la stratégie américaine est basée sur l'attaque première des tomahawk. En septembre 2013, la flotte américaine, avant de lancer le gros de ses tomahawks en a lancé deux, de "reconnaissance"... et ils ont eu la très désagréable surprise de les voir tomber dans l'eau, leurs missiles ayant été brouillés par les contre mesures électroniques de la flottille russe.

    Donc, alors que la télé nous bombardait avec les explications sur l'attaque qui allait avoir lieu, que Hollande l'avait annoncée publiquement... eh bien l'occident a du replier ses billes et rentrer penaud à la maison, puisque l'attaque ne pouvait pas avoir lieu. Et cette guerre annoncée fut oubliée du jour au lendemain par nos médias.

    La vengeance de l'occident eu lieu quelques mois plus tard, en Ukraine. Une révolution fut organisée par les services secrets européens. Des barbouzes de la DGSE engagèrent quelques centaines de mercenaires pour organiser un coup d’État, qui eut bien lieu, le but premier étant de punir la Russie qui avait eu l'outrecuidance de croire qu'elle pouvait agir en tant que superpuissance.

    Et l'Ukraine tomba aux mains d'une junte pro-occidentale. La Russie réagit en récupérant la Crimée et en réussissant à utiliser le sentiment pro-russe d'une bonne moitié de l'Ukraine pour entamer là bas une guerre civile.

    (Un avion de ligne abattu dans le ciel ukrainien) permet à l'Europe d'inventer des sanctions économiques contre la Russie, ce qui permit de mettre à mal l'économie russe et de diminuer la valeur du rouble par deux face à l'Euro tout comme au dollar.

    Mais la Russie survécut sans trop de problèmes au choc économique.

    Pendant ce temps, la guerre continuait en Syrie... Al Nosra avait accouché d'un monstre, l'Etat Islamique, la guerre de tranchées était de plus en plus défavorable au régime d'El Assad...

    L'Iran, considérant - à juste titre - que l'Arabie Saoudite finançait l'EI aussi bien en Syrie qu'en Irak, l'Iran soutenant les pouvoirs centraux syrien et irakien et étant en conflit officieux avec l'Arabie Saoudite sur deux fronts déjà, décida d'appuyer une révolte armée au Yemen contre l'Arabie Saoudite. Ce conflit débuta en mars 2015.

    Ainsi donc, l'Iran et l'Arabie Saoudite sont en conflit désormais sur trois fronts, en Syrie, en Irak et au Yemen... l'exploitation de la poche de gaz north dome/south pars étant évidemment le noeud du problème.

    C'est ainsi que la Russie décida d'intervenir directement en Syrie, il y a un ou deux mois, pour assister le pouvoir central, en faisant travailler essentiellement son aviation, sans troupes au sol.

    L'espoir changea de camp, le combat changea d'âme, comme disait tonton Victor... Les troupes d'el Assad reprenant le dessus, la construction qataro-arabo-turco-atlantiste tombait à l'eau. Qui plus est, l'Etat Islamique et Al Nosra ayant poussé le bouchon un peu plus loin que ce qui était attendu... il devenait de plus en plus difficile pour les "démocraties" occidentales de faire croire qu'elles étaient du côté du "bien"... et l'on ne peut que constater l'habileté avec laquelle Poutine a réussi à remporter la guerre médiatique en occident.

    Comme quoi, il est évident que le commun des mortels ne possède pas toutes les informations et renseignements pour se faire une juste opinion de tous ces conflits! 

    Informations reçues par un ami qui vous veut du bien !


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  • Un petit film documentaire qui relate les problèmes de mariage des très jeunes filles (dès 12 ans...) au Niger. Je vous en souhaite une très bonne réflexion :"C'est un excellent film sur le mariage précoce à Tchintabaraden  dans l'Azawak." 

    Pour rappel :
    Le Niger a le plus haut taux de mariage au Monde des très jeunes filles :
    72% avant 18 ans,
    28% avant 15 ans
    48% des jeunes filles sont mères avant leurs 18 ans,
    10% des jeunes filles sont mèraes avant leurs 15 ans,
    34% des jeunes filles de 15-19 ans meurent lors de leur grossesse ou au terme de leur grossesse.

    Vivez un très bel automne ! Avec les chaleureuses pensées d'Isabelle Macheret, de l'association
    www.aucoeurduniger.ch


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  • belle sorciere

    Je cherchais depuis un certain temps le témoignage d’une guérisseuse ou d’une sorcière en hommage à Catillon. Par pur hasard, j’ai rencontré Cathy, une dame de 88 ans qui vivait au pied du Mont Gibloux. Elle possède des dons et a guéri beaucoup de gens. Mais elle a bien d’autres atouts et n’hésitait pas à se servir de son grimoire quand il le fallait. J’ai rencontré cette figure de la Gruyère. Elle se nomme Cathy, comme c’est étrange, comme la Catillon. Mais je vais taire son nom de famille car à 88 ans, elle a posé le grimoire et souhaite rester anonyme.
    Je lui ai donné rendez-vous dans un petit village de la Gruyère, pour un jour de novembre. Il faisait beau et quand je suis arrivée, elle était déjà là. Ses cheveux ont la couleur de la sagesse. Son visage inspire la bonté humaine. Elle sent bon l’essence de rose et de violette. À peine ai-je eu le temps de la saluer qu’elle m’a déjà décortiquée en me disant que j’avais une démarche militaire et les pouvoirs des filles de Sion. Pourtant je ne porte ni étoile ni galons d’officier, donc elle est très perspicace en ce qui concerne la reconnaissance ethnique. C’est un don que peu de gens possède et je reconnais en elle le savoir des anciens maîtres de la kabbale.

    Isabelle - Bonjour Cathy et merci d’avoir répondu à mon invitation, vous étiez donc une sorcière de Gruyère dans votre jeunesse ?

    Cathy - Sorcière oui et non, je faisais de la guérison. Je tenais les secrets. Les gens venaient me voir pour des verrues ou des maux de dos. Mais aussi quand le bétail était malade ou qu’il y avait eu des choses étranges, comme la mort inexpliquée de vaches ou de bébé, ou quand une dame voulait que son mari lui reste fidèle, ou qu’il revienne au foyer conjugal.
    Quand les gens étaient guéris, ils me conseillaient à d’autres gens. J’avais une forte clientèle.

    Isabelle - Donc, on peut guérir les gens par magie ?

    Cathy - Oh oui on peut, car c’est la magie humaine, c’est la religion des anciens. Une maladie quelle qu’elle soit est toujours à 95 pour cent provoquée par celui qui la porte, c’est l’icône de sa souffrance morale. Si on arrive à décrypter cela, on arrive à le guérir. Aujourd’hui, pas mal de thérapeutes ont repris nos vieux trucs de grands-mères. Rien n’a été inventé. Tout est continuité, sauf qu’on donne de nouveaux noms aux choses, c’est tout, Tout à l'heure, je vous ai dit que vous deviez être soldat. Vous auriez pu me dire que j’étais une voyante. Mais comme vous êtes une personne instruite, vous avez compris que je vous avais bien observée. Peu de gens savent faire cette différence Isabelle, c’est pour cela qu’à présent, il y a beaucoup de manipulateurs dans nôtre branche et ils gagnent beaucoup d’argent en exploitant la crédulité des gens.

    Isabelle - Et vous Cathy qui avez conscience de ça, en avez-vous usé pour délier de gros problèmes ?

    Cathy - Bien sûr que j’en ai usé. Ça sert à quoi d’avoir une voiture si on ne la conduit pas ? Mais jamais pour de l’argent, je l’ai toujours fait au service du bien et de la vérité. Un jour, une jeune fille est venue me voir. Elle était enceinte et voulait avorter. Comme je n’étais pas faiseuse d’anges, j’ai essayé de la raisonner en lui disant que son bébé serait un cadeau et non un fardeau. Elle a pleuré et m’a dit que son copain ne voudrait pas du bébé. Je l’ai observée et j’ai entendu deux petits cœurs qui battaient et qui demandaient à rester vivants. Tout en lui parlant, j’ai demandé à cette jeune fille huit jours de réflexion, avant d’essayer de trouver une faiseuse d’anges.
    Et regardez Isabelle comme la vie est curieuse et comme le hasard fait bien les choses, L’après-midi de ce même jour, une femme de cinquante ans environ vient me voir pour des maux de tête atroces. Tout en l’observant, je vois que c’est son fils qui lui occupe la tête. Alors, elle se décide à m’en parler un peu. Son fils de trente ans avait fait une grosse bêtise avec une jeune fille de dix-neuf ans. À notre époque, on disait grosse bêtise le fait d’engrosser une jeune fille sans être marié.
    Cette femme avait mal à la tête car c'était son fils unique qui avait engrossé la jeune fille et la rumeur du village disait que la jeune fille ne voulait pas du bébé et que du coup son fils voulait partir loin, très loin du pays. Alors j’ai dit à cette femme que derrière elle, je voyais deux entités d’enfants qui demandaient à leur futur père de demander leur mère en mariage.
    C’est à cause de cela que cette jeune fille n’avait pas le cœur à garder l’enfant en son sein, eh oui, sur un simple malentendu, la jeune fille voulait avorter. En faisant intervenir la magie qui était en eux, j’ai permis à cette famille d’être heureuse et de faire naître deux beaux petits jumeaux.

    Isabelle - Quelle jolie histoire! Mais expliquez-moi, quand vous dites « en l’observant, j’ai vu qu’il y avait deux petits cœurs qui demandaient à vivre » comment avez-vous vu qu’ils étaient deux ?

    Cathy - La magie permet de parler aux animaux et aux plantes, comme aux entités ou comme aux bébés dans le ventre de leur maman. Mais je ne vais pas apprendre cela à une fille de Sion ? Dans votre religion Isabelle, on autorise et on laisse une place à la magie, alors que dans la religion chrétienne on l’interdit, vous savez pourquoi ?

    Isabelle - J’en ai une petite idée mais je vous laisse vous exprimez!

    Cathy - Parce que dans votre religion, on permet aux gens de pouvoir guérir et d’être autonomes et cela la chrétienté ne pouvait pas le permettre de peur d’être dépassée par les événements. C’est pour cela qu’ils ont brûlé mes sœurs du Moyen-Âge sur les bûchers. À Fribourg, ils ont même fait brûler vif un enfant de dix ans qui avait des dons de voyance. Mais pourtant, ils ont perdu car aujourd’hui les églises sont vides. Des vérités inattendues sont mises à jour et l’inquisition est finie.

    Isabelle - Vous semblez bien conserver une amertume contre l’église ?

    Cathy - Oui, j’ai de la rancœur pour ces gens-là car ils nous ont accusées de danser avec le diable pendant qu’ils assassinaient de pauvres malheureux qui leur rendaient pourtant service. Et même si les bûchers ont été éteints, ils ont continué à nous stigmatiser aux yeux de nos semblables et cela faisait de nous des marginaux qu’il ne fallait pas fréquenter. Pourtant, sans nous, ils n’étaient rien, car quelle aurait été leur raison de vivre si nous n’avions pas existé ?
    Isabelle, le mal ne peut pas exister sans le bien et vice versa. Pourtant les jeux de lumière sont parfois chargés de zones sombres et le mal est là où on s’y attend le moins. Seul l’initié sait le reconnaître et le braver.

    Isabelle - Et vous avez souvent bravé le mal ?

    Cathy - Oh que oui, ainsi que l’intolérance, la cupidité, et la dénonciation. Cette dernière est un sport national ici en Suisse. Les siècles passent mais les gens restent les mêmes vous savez Isabelle, il y a du vrai quand on dit " on change pas une équipe qui gagne ".

    Isabelle - Tiens, vous me tendez la perche Cathy, qu’entendez-vous par cette phrase ? Est-ce le langage des oiseaux ? Et le pratiquez-vous ?

    Cathy - Mais le langage des oiseaux est partout Isabelle, les journalistes en ont fait leur cheval de bataille, les politiciens aussi.
    On ne change pas une équipe qui gagne, et quand je dis que la Suisse est super battante à ce jeu-là. J’en ai fait les frais plusieurs fois.

    Isabelle - Je vous ai proposé de venir boire un café au bistrot d’à coté et vous avez refusé, vous avez peur qu’on entende notre conversation ? Y a-t-il encore des craintes à être dénoncée comme étant sorcière ?

    Cathy - Non, bien entendu. Mais j’ai 88 ans, je ne pratique plus et je ne veux plus qu’on me casse les pieds avec des rumeurs de villages. Les gens savent de quoi j’étais capable. Ils savent aussi que j’ai posé le grimoire.

    Isabelle - Vous avez posé le grimoire, ça veut dire que vous avez passé la main à une autre personne ?

    Cathy - Oui, c’est un peu la vérité. Mais la magie reste en vous toute la vie, c’est comme cela, on ne peut pas s’en débarrasser. C’est comme l’instruction, le savoir. Même si on ne les utilise pas, ils restent malgré tout.

    Isabelle - Vous portez le prénom d’une célèbre sorcière de Gruyère, avez-vous l’impression de lui ressembler et d’être sa digne héritière ?

    Cathy - Je ne suis pas de cette famille. Mais oui, j’ai des traits de son caractère et si des fois j’avais pu, oui j’aurais cédé à la tentation de faire pleuvoir des grenouilles ou des pierres. Mais j’aurais sali mon âme en le faisant et c’est la seule richesse que je possède alors autant ne pas l’entacher.

    Isabelle - On peut faire pleuvoir des grenouilles ?

    Cathy - Votre naïveté est touchante Isabelle. Mais n’y voyez pas de méchanceté de ma part, vous ressemblez à ma petite fille qui aime les contes de fées et qui veut y croire. Non, on ne fait pas pleuvoir des grenouilles. Mais en revanche, on peut provoquer des éboulements très graves, il suffit de s’adresser aux bonnes entités et de leur expliquer le pourquoi de notre demande. C’est ce qu’a fait la Catillon à son époque.

    Isabelle - Donc, pour vous Catillon était bien une sorcière ?

    Cathy - Sans aucun doute, elle en était une, et pas des moindres. Mais je ne vous ai pas raconté que j’ai croisé son fantôme, plusieurs fois ?

    Isabelle - Non, racontez-moi cela.

    Cathy - Plusieurs fois, j’ai croisé la pauvre Catherine. Mais je ne savais pas que c’était elle, car j’étais bien trop jeune, j’avais dix ou douze ans. Je commençais à prendre conscience de mon état d’être. À part cela, je parlais avec ma grand-maman décédée car maman était inconsolable de sa disparition. Ma grand-mère venait me voir pour que je dise des choses à sa fille car elle n'arrivait qu’à se montrer à moi. Je n’avais pas connu ma grand-mère, aussi quand j’ai donné des détails aussi purs à ma mère, elle m’a crue et cela l’a beaucoup aidée.
    Un jour ma grand-mère vint me voir et me dit " Regarde la femme qui est là-bas, c’est une sorcière comme toi. Elle a vécu ici, tout près de ton village et ne sois pas effrayée quand tu la verras. "
    Et c’est ce qui s’est produit. Quand j’avais un doute, Catherine était là. Un soir, dans ma chambre, j’ai vu
    Catherine entre le troupeau de mon père et un chien enragé. J’ai crié : " Papa, papa, les bêtes vont se faire manger. Vite, cours-y vite papa. " Mon père me prenait toujours au sérieux et s’en alla avec le commis. En effet, le chien du voisin, un énorme chien de berger, était en train d’attaquer un de nos veaux.
    Par contre, quand j’ai raconté comment j’avais pu donner l’alerte, mon père me gifla en me disant « Faut pas que tu parles d’elle dans cette maison, ni ailleurs. » En fait, mon père avait peur pour moi. Mais je n’étais encore qu’une petite fille. Je ne comprenais pas son geste. Puis je l’ai revue plusieurs fois, jusqu'à mon mariage où elle m’a souri et je ne l’ai plus jamais revue.

    Isabelle - Et bien, mes lecteurs vont apprécier ce récit étrange. Cathy, je voudrais vous poser une dernière question, sur l’importance de l’identité culinaire de la région. Est-ce que les contes de fées vont bien avec la gastronomie gruérienne ?

    Cathy - Mais la gastronomie gruérienne, c’est un conte de fées matérialisé, car quand vous croquez dans une meringue avec de la crème double, c’est merveilleux n’est-ce pas ? C’est un peu un conte de fées que vous racontez à votre bouche. Si vous voulez lui raconter une histoire qui fait peur, alors mordez dans du fiel. Oui, les contes de fées et la gastronomie sont indissociables et complémentaires.

    Isabelle - Merci Cathy pour cette belle métaphore et merci d’avoir mis du merveilleux dans mon livre.

    Cathy - Mais ce fut un plaisir Isabelle. De cette façon, je laisse une petite trace sur cette terre. Merci de m’avoir donné l’occasion de le faire.

    J’ai quitté Cathy sous un soleil timide de novembre, en espérant recroiser son chemin en Gruyère ou ailleurs.

    Isabelle Kallenborn


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  • sois cet homme

    "Libre penseur" ne correspond à aucune définition officielle, c'est un terme employé par opposition aux "conditionnés à croire".

    Tout le système de société a toujours été basé sur la direction d'une masse par quelques-uns qui avaient intérêt à conserver cette masse assujettie à leur volonté. A cet effet, ils ont usé de la superstition puis de la religion, enfin de la politique et des grandes théories sociales ou économiques. Ceux qui dirigent ont donc toujours utilisé comme base l'enseignement à travers le catéchisme ou la scolarité pour commencer le conditionnement des jeunes enfants le plus tôt possible.

    Les "conditionnés à croire" ont donc été victimes autant du berceau culturel (la société qui les entoure) que de l'environnement familial puis de l'enseignement officiel (l'histoire présentée). Le libre penseur est celui qui a pris conscience de ce conditionnement puis s'en est débarrassé peu à peu en développant trois qualités essentielles à la libre pensée: 

    d'abord le scepticisme (douter de l'élément mais aussi de chacun des éléments-source ayant participé à sa création)

    ensuite le refus absolu de toute autre autorité que sa propre raison (même si celle-ci l'oblige à aller contre les conformiste mes ou les dogmes admis par tous)

    enfin la simple logique.

    Pour ces raisons il n'accepte pas facilement qu'on veuille lui en imposer sans explication : il veut comprendre dans quelque domaine que ce soit.

    Le libre penseur est aussi celui qui n'hésite pas sur les sujets qui l'intéressent à pousser loin ses investigations afin d' obtenir ce qui s'approche le plus de la certitude mais en restant pleinement conscient que cette certitude n' a rien d'absolu c'est à dire qu'il conserve encore un doute quant aux conclusions de sa propre raison. Le leitmotiv majeur de sa raison est le "bon sens"ce qui l'amène à avoir une tendresse particulière pour Thomas Paine et Voltaire, un profond mépris pour la politique et les gouvernants et une tendance forte à l'humanisme.

    Ajoutons encore qu'aujourd'hui il est de ceux qui ne croient pas obtenir de véritables informations en allumant un poste de télévision.

    Ajoutons aussi qu'il ne trouve pas facilement d'interlocuteurs qui lui ressemblent ce qui l'amène souvent à se sentir "différent""isolé".


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